« On l’a dit, on l’a fait » : l’antenne jeunesse Péri a rouvert ses portes
« On ne s’attendait pas à ce qu’il y ait autant de monde », confie Bally Bagayoko après son discours sur les marches de l’espace jeunesse. Pour le maire de Saint-Denis, la réouverture était nécessaire, afin de « rétablir le lien entre les jeunes et l’institution » - un lien qu’il dit précieux. « Prenez en soin » lance-t-il aux jeunes.
Un an après la fermeture par l’ancienne municipalité, qui devait être définitive, les équipes de la Ville se félicitent d’avoir pu réhabiliter l’espace, une centaine de mètres carrés situés au croisement des rues Gabriel-Péri et Charles-Baudelaire, en un temps record.
Le maire raconte : « On a demandé à ce que les travaux se fassent rapidement, tout le monde a fait sa part, les jeunes ont donné un coup de main pour nettoyer, et on a reconstitué une équipe. » L’espace en sous-sol, encore en travaux, rouvrira dans un second temps.
« L’ADN de la ville »
Dans la foule de personnes présentes lors de la réouverture officielle, dans la soirée de mercredi, de nombreux jeunes du quartier racontent leurs souvenirs dans cet endroit, qu’ils comptent bien réinvestir.
C’est ici que se sont rencontrées, il y a quelques années, Marie et Layana, respectivement 17 et 15 ans. « C’est un endroit où on parlait beaucoup, comme une deuxième famille, et nos parents savent qu’on est dans un milieu encadré », témoigne Layana. Parmi les rendez-vous qu’elles ont hâte de retrouver : les séjours dans le sud, les anniversaires et les goûters du vendredi. Pour le jeune Kenzy, 12 ans, ce sera ping-pong et Playstation.
Arnema, responsable de l’espace jeunesse Floréal-Saussaie-Courtille, est quant à elle venue soutenir ses collègues : « Les espaces jeunesse sont l’ADN de la ville, ils sont tous importants autant les uns que les autres. »
Une équipe bientôt élargie
Billy, responsable de l’antenne depuis plusieurs années, était affecté sur d’autres quartiers pendant la période de fermeture. « On a gardé le contact avec le public, on faisait des activités en extérieur, mais c’était plus compliqué. »
Bela, référent 11-17 ans dans le quartier, se dit également « très heureux » de la réouverture de sa structure, qui accueille une trentaine de jeunes en période scolaire, et une soixantaine pendant les vacances. En plus des activités et séjours proposés, il envisage des permanences avec la mission locale, et de faire intervenir un ou une assistante sociale et des psychologues de la ville.
Actuellement composée de deux animateurs et d’un responsable, l’équipe devrait compter une nouvelle recrue dans les prochains mois.
En images