Parc Madeleine-Riffaud : face aux travaux, des solutions envisagées
La départementale qui longe le parc est régulièrement embouteillée.
Le rétrécissement de la route départementale (avenue Lénine) est à l’origine « d’embouteillages monstrueux », « d’une pollution énorme ». Quant au carrefour Lamaze, situé à proximité de l’hôpital Delafontaine, c’est « un lieu mortifère » où il y a « beaucoup d’accidents », a alerté Michel, un riverain du parc Madeleine-Riffaud (autrefois nommé Marcel-Cachin), lors d’une réunion publique dédiée à ses travaux, le 4 juin 2026. Et de proposer aux agents de la police municipale de venir « faire la circulation quand il y a beaucoup de trafic ». Une idée prise en compte par le maire Bally Bagayoko qui a toutefois reconnu « une séquence difficile sur le plan RH car une vingtaine de policiers municipaux sont partis ».
Les conditions de circulation et les nuisances (sonores, pollution, etc.) aux abords de la départementale étaient au cœur des débats tout au long de la soirée, en présence, outre le maire, de notamment Nora Bensalah, son adjointe en charge du cadre de vie, de la voirie et de l’aménagement des espaces publics. Cette route fera en effet l’objet de travaux de requalification sur la portion entre le carrefour Lénine et la rue Politzer, de mi-juin jusqu’à fin septembre.
Sont également prévus sur la même période : la création d’une nouvelle voie entre la rue Politzer et la rue de Compiègne, la rénovation de la rue Jean-Cocteau qui sera fermée à la circulation automobile durant la période, la livraison de l’aire de jeux pour les enfants…
Sur ce dernier point, certains Dionysiens commencent à trouver le temps long, à l’image de cette habitante qui a demandé « quand les enfants pourront à nouveau jouer dans les aires de jeux et le skate-park, car cela fait des mois qu’il n’y a plus rien… Il ne faudrait pas qu’ils fassent n’importe quoi à la place ! ».
Si l’aire de jeux sera bientôt livrée (fin septembre), il faudra attendre un peu plus pour que les travaux de la plateforme multisports et du skatepark soient finalisés (printemps 2027), ce qui engendrera également des nuisances sonores et des problèmes de sécurité (le skatepark est situé le long de la route départementale).
Expérimenter l'ouverture du parc 24h/24
Autre problématique régulièrement soulevée par les habitants lors de la réunion publique : la clôture tout autour du parc Madeleine-Riffaud. Selon un membre du Collectif des riverain.es et usager.es du parc Marcel-Cachin, il aurait été « préférable qu’elle soit retirée », mais « cela serait en effet du gâchis sur le plan financier », a admis cet habitant.
Il a donc suggéré de « laisser le parc ouvert 24h/24, car on est obligés de faire des détours en permanence ». Une proposition retenue par Bally Bagayoko qui est d’accord pour « expérimenter l’ouverture du parc 24h/24 » à la fin de le première phase des travaux (fin septembre). « Faisons un test. Et si ça dysfonctionne, on prendra des mesures pour corriger ces dysfonctionnements », a poursuivi le maire qui souhaite également que cette expérimentation ait « une période de début et de fin ».
L'aire de jeux pour les enfants sera livrée fin septembre 2026.
Les habitants ont également évoqué un autre point d'achoppement : la déviation de la ligne de bus 253 (de juin à septembre) qui entraînera la fermeture de deux arrêts (Clovis-Hugues et Henri-Barbusse). Pour remédier à ces désagréments temporaires, certains habitants ont demandé l’ajout d’un arrêt provisoire à proximité du parc. Une suggestion prise en compte par le maire qui est d’accord pour « réfléchir avec Île-de-France Mobilités pour créer des arrêts provisoires ».
Sur un plan global, il s’est engagé à faire des études d’impact pour trouver des solutions dans les domaines suivants : circulation de la départementale, durée des cycles de feux aux abords de la route, pollution, nuisances sonores, sécurité (skate park), etc.
« Nous allons prendre en considération tous les impacts des travaux pour corriger au mieux les nuisances, tout en essayant de tenir le calendrier et en tenant compte des enjeux en termes de sécurité », a poursuivi le maire. Avant de demander aux habitants de faire preuve de patience et de compréhension car « il y a une règle qui est un invariant : c’est très compliqué de faire un chantier sans provoquer de nuisances ».
Consultez le compte-rendu de la réunion