Deux nouveaux lieux d'exposition d'art à Saint-Denis
Seconde Vie
Le nouveau centre d'art contemporain, la Villa D (59, rue de la République, à Saint-Denis) dévoile sa toute première exposition, "Seconde Vie", installée jusqu'au 30 avril 2026. Elle présente le travail de l’artiste Lamyne M., réalisé avec le concours des élèves de l'école d'arts plastiques Gustave-Courbet, en collaboration avec la friperie dionysienne Fripes Tease. Dédiées à l’art du recyclage, ses œuvres mettent en valeur les tissus des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Le parcours invite le public à vivre une expérience sensorielle et créative au cœur même des œuvres exposées qui offrent matière à converser, à broder deux pièces collectives (corps d’athlète et mappemonde jean) et à nouer des liens autour de robes en tresse.
Le vernissage de l'exposition "Seconde Vie" à la Villa D
Situé à l’intérieur du bâtiment Niemeyer, récemment rénové (32, rue Jean-Jaurès à Saint-Denis), l'espace Pif Gadget propose aussi sa toute première exposition, jusqu'au 6 juin 2026. Soit quelques semaines après l’inauguration de l’exposition « La ZAC "basilique", un laboratoire d’urbanisme et d’archéologie » installée sur la façade du bâtiment Niemeyer depuis le 4 février.
D'intime et d'ailleurs
Intitulée "D’intime et d’ailleurs - Regards sur Saint-Denis", cette exposition de Catherine Poncin et Anna Rouker explore le thème de la famille à Saint-Denis en photographies.
Les œuvres de Catherine Poncin reposent sur une réflexion autour de l’archive, notamment familiale et intime, et sa place dans la construction des identités et imaginaires. À la suite d’une série réalisée au Maroc sur les photographies familiales, l’artiste a souhaité continuer à travailler sur ce thème avec des familles issues de la diaspora, ayant émigré en France. Avec le concours de centres sociaux, d’associations, de réseaux informels, elle a rencontré des familles dans les Bouches-du- Rhône et en Seine-Saint-Denis.
Quant à Anna Rouker, elle s’est lancée dans une enquête photographique pour témoigner des mutations du quartier de la Plaine pendant le chantier du Stade de France. Elle a réalisé des portraits de familles rencontrées au hasard de ses pérégrinations. Son organisation en diptyque associe les portraits des habitants à des fragments de paysages urbains, créant des porosités entre l’intérieur et l’extérieur du foyer.